rues de londres

Fin janvier 2015, c’était mon anniversaire d’expatriation: 5 ans de vie à Londres. T’y crois ça? Dire que j’étais seulement venue pour un stage de 6 mois en 2010.

 

rues de londresDans les rues de Londres…

 

Vie à Londres et réflexions

Chaque année, lors de l’anniversaire de mon expatriation londonienne: je cogite. Est-ce que je reste encore un peu? Est-ce que je vais ailleurs? Et si oui, où? Et l’English boyfriend dans tout ça? (un jour je t’écrirais un post sur la vie avec un British, histoire que tu saches…). Bref, ça cogite. Et puis en général, ça repart pour un an. Jusqu’au prochain anniversaire d’expatriation.

 

trafalgarTrafalgar Square

 

Quand on y pense, je n’ai pas été en France pendant plus de 2 semaines depuis 2010. En effet, rappelle-toi, avant l’Angleterre, c’est en Roumanie que je vivais.

Si je continue comme ça, je suis partie pour faire toute ma vingtaine à l’étranger…et peut-être la trentaine?!

 

tower-bridgeLe fameux Tower Bridge

 

Bref, ces 5 ans à Londres, ça donné quoi…

 

Au niveau boulot:

 

  • 1 stage de 6 mois à Uxbridge (je te laisse chercher sur la carte!) pour valider un master dont je ne me suis jamais servi
  • 1 job alimentaire de 4 semaines dans l’un de ces grands immeubles en verre de la City. J’étais “customer support representative” pour un opérateur téléphonique: en gros, je me faisais crier dessus à longueur de journée par des gens pas contents mais on rigolait bien en interne 🙂 Je suis partie avant la fin de ma période d’essai car trouvé job non-alimentaire numéro 1.
  • 3 jobs “qualifiés-non-alimentaires” mais qui n’ont rien à voir avec ce que j’ai étudié. Pas grave tu me diras, tant que c’est intéressant! Tout ça est lié au fait que ma seule expérience professionnelle était liée à ce stage en arrivant sur le marché de l’emploi. Coup de pot, c’est un secteur porteur!

 

woburn-walk-londresWoburn Walk, Londres

rues-de-eustonPrès de Euston Square, Londres

 

Bilan perso:

 

  • 1 English boyfriend: cours de ommunication interculturelle au RDV tous les jours + moquerie à propos de mon accent bizarre qui ne s’estompe pas.
  • 7 déménagements! Il faut croire que j’aime ça au final:
    • 2 colocations à Londres,
    • 2 squats “south of the river”,
    • 1 studio de 20 mètres carré à 2 à Golders Green (là, tu sais vite si ça colle ou pas avec ton mec),
    • 1 appart dans la cambrousse dans le Hertfordshire,
    • 1 appart moins dans la cambrousse-mais-un-peu-quand-même, toujours dans le Hertfordshire mais plus près de Londres. Le prochain coup, je veux un cottage british comme celui-là:

 

cottageSource photo ici

  • Une tentative de partir vivre en Australie-puis-finalement-non
  • 1 cambriolage avec vol de papiers d’identités à deux semaines d’un retour en France. Le stress! Heureusement, la voleuse a eu pitié et a déposé mon passeport dans une poubelle environnante. On peut être voleur mais avoir de la compassion comme tu peux le voir
  • une prise de 8kg depuis mon arrivée à Londres (quelle horreur, heureusement c’est partit!)…suivi par la découverte de la salle de sport pour s’en débarasser. Rappelle-toi d’un truc ami lecteur: le pub c’est ok, mais pas trop souvent!
  • des copains expats eux aussi qui viennent d’un peu partout dans le monde
  • des copains british qui viennent du nord et qui ont donc un accent incompréhensible (mais on s’y fait au bout d’un moment)
  • un permis de conduire anglais: ouaip, j’ai enfin demandé l’équivalence en 2014 et maintenant je conduis “like a boss” toute seule comme une grande- et je remercie les cours de mécanique donnés par mon papa: ça aide quand les voyants du tableau de bord s’allument.
  • une bonne connaissance de la culture britannique: au boulot, la bouffe, le pub…mais une culture qui demande toujours à être approfondie!
  • je peux maintenant décoder le code british: quand on te dit que c’est “great” et qu’en fait, on veut te dire que c’est nul mais qu’on ose pas. On ne dit jamais frontalement que quelque chose est à chier ici.
  • un peu plus british qu’avant: je râle beaucoup moins et j’utilise les mots “nice!” et “great” à longueur de journée – bref, je travaille ma positive attitude.
  • je m’y connais dans les grandes lignes en foot
  • je travaille mon “credit score”…au cas où
  • des voyages un peu partout en Angleterre

Bref, ça fait 5 ans que je suis à Londres cette année. Et comme dirait l’English Boyfriend “c’est cool, tu vas pouvoir demander à devenir british citizen” (oui, bah on verra pour ça!).