titirangi

Nous sommes arrivés à Auckland le 20 juillet, ça fait donc un peu plus d’un mois qu’on y est. J’ai été complètement inactive sur le blog et les réseaux sociaux en général car ces dernières semaines ont été assez intenses. On a quitté l’Angleterre pour la Nouvelle-Zélande, on a dû trouver un logement, s’occuper de la paperasse (heureusement pas trop lourde dans ce pays), trouver une voiture pour pouvoir sortir un peu d’Auckland alors que je commençais mon nouveau boulot en même temps…Autant vous dire qu’en rentrant le soir, je n’avais pas particulièrement la tête au blog.

Vu que ça fait un peu plus d’un mois qu’on est à Auckland et que je commence à prendre mes marques, je me suis dis que ce serait intéressant de faire un petit bilan. J’en referais sûrement après 3, 6 mois etc. C’est quelque chose que je n’avais pas fait lors me expatriation en Angleterre et que je regrette maintenant.

Voilà ce qu’on a fait ces dernières semaines:

Trouver un logement à Auckland

Vu que nous ne connaissions pas du tout Auckland, nous avons commencé par faire du Airbnb. L’idée était de tester différents quartiers toutes les semaines pour voir lequel nous correspondait le mieux. Il faut toujours trouver le bon équilibre entre le temps de trajet pour aller travailler, un coin calme mais pas trop, un quartier sûr…

Après 4-5 semaines en Airbnb, à changer d’adresse toutes les semaines, nous avons finit par trouver un appartement dans le quartier de Meadowbank. C’est un quartier résidentiel, assez posh d’après ce que j’ai compris. Et c’est vrai que par rapport à certains endroits où nous avons dormi en Airbnb, c’est plutôt huppé. Nous avons eu un coup de coeur pour le logement: un appartement au RDC d’une maison avec un petit jardin à l’arrière. La propriétaire est une artiste et cela se ressent dans la façon dont elle a décoré son logement. Je suis à 45 minutes en transports en commun du travail (de porte à porte donc c’est pas si mal que ça) ou 10 minutes en voiture. La plage est aussi à quelques minutes en voiture, on apprécie déjà ça le week-end même s’il fait un peu trop froid pour se baigner à cette période de l’année.

jardinCa c’est notre terrasse, il y a des fresques comme celle-ci un peu partout.

Commencer un nouveau boulot

Nous sommes donc arrivés à Auckland le 20 juillet et j’ai commencé à travailler le 24. Le mardi suivant. J’avais trouvé un poste avant de partir ce qui nous a permis d’obtenir un visa de travail de 5 ans (et un partner visa pour l’English Boyfriend). Mon visa est lié à mon poste donc il y a intérêt à ce que les choses se passent bien car si je démissionne ou si je me fais virer, je perds mon visa. Avec son partner visa, l’English Boyfriend peut faire ce qu’il veut, lui.

J’ai commencé à travailler directement en arrivant car déménager à l’autre bout du monde ça a un coût et que je ne voulais pas trop creuser dans les économies. Notre décision de quitter l’Angleterre s’est faite il y a plusieurs mois, nous en parlions en décembre 2017 mais nous nous sommes fixés sur la Nouvelle-Zélande seulement en mai. Pour bien faire, il aurait fallu commencer à économiser peut-être un an à l’avance mais que voulez-vous, on ne sait pas toujours quand une opportunité va se présenter.

Je travaille toujours dans une agence de digital marketing comme quand j’étais à Ipswich. La grande différence, c’est qu’à Ipswich il s’agissait d’une agence indépendante et que là, je me retrouve dans une agence qui appartient à un gros groupe. Dans la vie de tous les jours, on ne remarque pas forcément la différence sauf qu’il y a beaucoup plus de monde dans l’open space! Le travail se passe bien jusque là mais c’est assez perturbant de travailler pour des marques dont je n’avais jamais entendu parler il y a un mois et qui en fait font partie des plus connues du pays. Après tout c’est normal, je ne connais pas encore le marché néo-zélandais comme je connais le marché britannique ou français. J’écoute et pose beaucoup de questions qui doivent leur paraître bêtes mais bon.

auckland_CBDDans le centre-ville d’Auckland…même si je travaille dans le quartier de Mount Eden.

La santé

Déménager à l’autre bout du monde c’est fatiguant. Je n’ai pas trop ressenti l’effet du jetlag en arrivant mais c’est sûrement parce qu’on a coupé notre trajet en plusieurs parties avec un arrêt à Singapour et un autre à Bali dont je ne vous ai absolument pas parlé d’ailleurs. Je suis vraiment en retard niveau blogging! J’ai aussi été malade pendant une dizaine de jours début août, juste au moment où j’avais une présentation à préparer et présenter à des clients. Mauvais timing mais qui a le mérité de me rappeler que je dois m’enregistrer chez un docteur un de ces jours. Avant de partir, j’avais demandé à mon médecin en Angleterre de me fournir quelques mois de traitement pour ma maladie chronique, histoire de ne pas tomber en rade au bout de quelques semaines à Auckland donc à ce niveau là, pas de soucis.

 

La vie à Auckland

Pour le moment, et parce que nous avons été pas mal pris par notre installation nous n’avons pas visité beaucoup d’endroits en dehors d’Auckland à part Mangemangeroa Reserve et Miranda Hotsprings mais ça va changer. On est pas venus jusqu’en Nouvelle-Zélande pour rester à Auckland. C’est l’endroit où je travaille et probablement aussi l’endroit où l’English Boyfriend va travailler donc on va forcément y passer pas mal de temps.

Auckland est sympa mais sans plus. Après, on ne vient pas dans un pays comme la Nouvelle-Zélande pour la beauté de ses grandes ville mais pour tout ce qu’il y a autour. Ce que je n’aime pas à Auckland c’est que c’est vraiment une ville conçue pour les voitures. Il y a bien des transports en commun mais il faut trois plombes pour faire un trajet de quelques minutes en voiture, dans certains endroits il n’y a même pas de passages piétons (et les routes sont très larges donc traverser rapidement est quand même assez risqué). Par contre en tant que conductrice, c’est plus agréable de conduire ici qu’à Londres. Ah oui, et je me suis mis à la conduite avec voiture automatique. C’est bizarre au début mais on s’y fait.

Auckland étant une grande ville, je m’attendais à un peu plus d’animation le soir et des bars qui ferment un peu plus tard. Il y a quelques semaines, nous sommes allés boire un coup avec Julie du blog La Boucle Voyageuse avant qu’elle et son copain ne rentrent en France et à 22h c’était très calme, 22h30 plus de commandes et 23h on nous a poussé vers la sortie.

Point très positif: la plage est à seulement quelques minutes de chez nous et on peut facilement sortir d’Auckland pour voir des coins sympa.

titirangiFrench Bay dans le sud d’Auckland

La vie sociale

Nous venons d’arriver et nous avons passé les premières semaines à la recherche d’un logement et à nous occuper de l’administration: ouvrir un compte en banque, obtenir un numéro de sécu etc.

En dehors du travail, je ne connais personne. Ah si, il y a notre propriétaire qui habite juste au-dessus. Elle est très sympa. Pareil pour l’English Boyfriend qui lui n’a pas encore commencé à travailler. Sa mission était de nous trouver un endroit où vivre et une voiture d’occasion pour nous déplacer. Maintenant que tout ça c’est réglé, nous pouvons penser à la suite: rencontrer du monde à Auckland.

 

L’administration

Ici, comme en Angleterre, les formalités administratives sont très simples: j’ai obtenu mon IRD number (numéro de sécu en quelque sorte) en 48h et mon compte en banque a été activé dès que je me suis présentée à la banque. J’avais fait une “pré-ouverture” de compte en ligne mais au final, on peut tout aussi bien se présenter directement avec ses papiers. La dernière chose qui me reste à faire, c’est de m’enregistrer chez un docteur. C’est de ma faute, je n’arrête pas d’oublier de le faire.

titirangi_aucklandLa plage de Titirangi dans le sud ouest d’Auckland à quelques minutes de notre Airbnb.

La famille

Entre la France et la Nouvelle-Zélande, il y a un gros décalage horaire. Internet ici est pas top et Skype plante très souvent. Ca a l’air de mieux fonctionner sur WhatsApp. Je parle à mes parents, ma soeur, mes grands-parents toutes les semaines ou presque. J’ai mis en place des groupes sur WhatsApp avec cousins, oncles & tantes…histoire de les tenir au courant facilement de ce qui se passe ici. Au final, tant qu’il n’y a rien d’urgent le décalage horaire ne pose pas trop de problème même si bien sûr la technologie ne replace pas les contacts “en vrai” et qu’avec la distance, je sais que je ne vais pas les revoir avant un certain temps.

Voilà pour ce bilan des premières semaines, j’ai prévu de me remettre à blogger plus régulièrement parce que début le mois d’avril c’est du grand n’importe quoi ici. Je blogue depuis 2010 et j’ai toujours été très régulière jusqu’à ce début d’année, non pas par manque d’idées mais par manque de temps ce qui est un peu frustrant.