expatriation

Dans l’article précédent nous avons abordé le thème de l’expatriation en tant qu’Erasmus. D’après les commentaires que vous avez laissé, non seulement vous avez tenté l’expérience mais elle vous a beaucoup plu! Pour un certain nombre d’entre vous, cela a conduit ou conduira à une autre expatriation à plus long terme et sans filet. Attention, je ne parle pas de l’expatriation dans le cadre d’un V.I.E  ou de l’expatriation quand on est rattaché à une entreprise française. Pour être honnête, je n’ai testé aucun des deux systèmes. J’ai quand même postulé à un VIE en Roumanie mais je n’ai pas été retenue. En même temps, il n’y a pas que la Roumanie dans la vie et beaucoup d’autres pays proposent ce genre de contrats! Mais aujourd’hui, on parle de l’expat’ hors cadre particulier.

 

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 Source: http://www.alainbernardenthailande.com/

La décision de partir

 

Dans le cas des expats à Londres, les deux raisons que j’ai le plus souvent entendues sont:

– je veux améliorer mon anglais (et souvent cet expat’ là, son premier réflexe c’est de chercher des français, mais passons)

– j’en ai marre d’être au chômage en France alors que je suis bac +5 donc je tente ma chance à Londres

Parfois, on entendra “je suis fasciné par Londres depuis tout petit et je rêve d’y habiter” mais c’est plus rare. On a tous une bonne raison de s’expatrier de toute façon. Dans mon cas, c’était le travail (raison 1) et l’English Boyfriend (raison 2).

En général, avant de partir tu dois régler toutes tes affaires, prévenir le Pôle Emploi, annuler ton contrat téléphonique chez Orange, prendre une assurance voyage et dire au revoir à tout le monde. Pour ce qui est de l’administration, ne me pose pas de questions je n’en sais rien. Ma préparation se limitait à réserver mon billet d’avion pas trop tard. Ca veut probablement dire qu’en cas de retour en France ce sera compliqué, mais tant pis.

 

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Source: septeuill78.fr

 

L’arrivée dans le pays d’accueil

Normalement si tu t’es bien préparé tu as un point de chute. Dans le cas où tu es expat’ non rattaché à une entreprise française, c’est à toi de trouver ton logement. Personne ne t’aidera, pareil pour le boulot remarque. Heureusement à Londres c’est relativement facile. Le logement et l’emploi sont deux questions qui peuvent se régler en une semaine.

Tu dois apprendre à oublier tout ce que tu as pu connaître en France avant car il y a de fortes chances pour que ce soit différent. Par exemple, tu habitais en France dans un studio spacieux pour 350 euros par mois (ou en Thaïlande dans un appartement pour 130 euros par mois), tu te retrouveras à Londres dans une colocation pour 550 euros par mois! Et tu seras content parce que ce n’est pas si mal que ça! Et puis après tout, avoir des colocataires c’est sympa! Ca te fait de la compagnie quand tu viens d’arriver et que tu ne connais personne! Enfin, si on suppose que ça se passe bien. A mon arrivée à Londres, je suis tombée dans une super coloc: l’un de mes colocs tenait absolument à être le premier à me faire visiter Londres “pour lire les expressions de surprise sur mon visage”. Lovely, n’est-ce pas?

 

La vie à l’étranger: prendre ses repères

 

Une fois que tu as réglé le problème du logement, tu dois commencer à chercher du travail. Evidemment pour travailler légalement il te faut un numéro de SECU, que tu n’as pas vu que tu n’es pas rattaché à une compagnie française. Où faut-il prendre rendez-vous pour ça? Et si jamais on ne se comprend pas? Et si j’oublie un document important? Comment j’ouvre un compte en banque? Je ne comprends rien quand ils me parlent!!!!!!

Et oui! Etre expat’ “en indépendant” ça signifie devoir régler tout un tas de problèmes qui ne se posent pas forcément quand on part dans un cadre définit. Cela signifie gagner en indépendance, faire des erreurs (plein d’erreurs!) et apprendre vite et beaucoup!

Sinon ami expat’, simple curiosité, tu te poses la question de revenir en France? Ou de t’expatrier prochainement? Tu as des projets à ce niveau là?