FAMILLE

L’autre jour, pendant ma pause déjeuner nous discutions avec certains collègues. L’un des éléments que j’aime beaucoup là où je travaille c’est que l’on a tous un ‘background’ différent et si la moitié des collègues sont anglais, l’autre moitié est étrangère: pas deux nationalités en commun. Ca donne une bonne ambiance de travail, chacun apporte son expérience et ces histoires, anecdotes. L’autre jour donc, nous étions dans le parc près du marché de Covent Garden (si tu passes dans le coin, il y a un tout petit parc derrière l’église) et nous discutions de nos voyages et plus particulièrement de nos souvenir de voyage. J’ai un collègue de Roumanie, c’est très sympa de pouvoir se replonger dans ces souvenirs avec quelqu’un qui comprend de quoi on parle. Cette conversation m’a fait repenser aux précédents voyages que j’ai pu effectuer et certaines anecdotes de voyage (et d’expatriation) me sont revenues en têtes, je me suis dit que ce serait sympa de les partager avec toi!

1- Voyager: passer la frontière de Transnistrie

 

Pour aller en Ukraine nous avions décidé de couper par la Transnistrie afin de raccourcir le temps de trajet, voyager dans un minibus moldave c’est sympa mais vu l’état des routes ça fait plutôt mal au dos donc si tu peux économiser quelques heures, tu le fais :). Bref, à l’aller nous n’avons pas eu de problème: on nous a demandé de nous acquitter d’une “taxe”, ce que nous avons refusé de faire. En revanche au retour, c’était un peu plus compliqué. On nous a redemandé de payer la “taxe” ce que nous avons refusé de faire encore une fois: nous avions peu de liquide sur nous et surtout, aucun dollars/euros!(on a quand même dit qu’on avait des LEI mais ça n’avait pas l’air de l’intéresser plus que ça!)

Au lieu de nous laisser filer ce coup-ci la police à la frontière a fait descendre tout le monde du bus, fouillé tous les bagages (autant te dire que tu te sens mal à cause du regard appuyé des autres passagers, on avait pas de dollars, on en avait pas, que veux-tu!). Au final, une dame francophone et francophile a été discuter avec le soldat, puis est revenue vers nous en nous expliquant que tout était réglé. Je n’ai aucune idée de ce qu’elle a pu lui dire pour le convaincre de nous laisser repartir mais elle nous a bien aidé!

 

2- Acheter quelque chose en Roumanie (n’importe quoi)

Evidemment lorsque vous voyagez ou habitez à l’étranger, vous allez être amené à acheter quelque chose à un moment donné: un billet de train, à manger…En Roumanie, cela peut s’avérer être un challenge: non pas que l’on manque de produits, oh non! On trouve presque tout ce que l’on pourrait trouver en France! Mais obtenir ce que l’on veut est parfois un vrai challenge! Je te donne un exemple: acheter des chaussures.

 

centre commercial à Cluj

Centre commercial Iulius Mall à Cluj-Napoca

Tu choisis un modèle qui te plaît, tu demandes ta taille on te dit qu’elle est pas disponible. Aucun problème, tu choisis autre chose. Puis, la taille n’est toujours pas disponible. Tu choisis autre chose et ainsi de suite…puis au bout d’un moment tu demandes ce qu’il y a de disponible dans telle taille, histoire de gagner du temps: là on te dit que ta taille n’existe pas en Roumanie!! (oui, c’est du vécu!). Du coup la prochaine fois tu commences par cette question: vous avez quoi dans cette taille. On vous répondra: choisissez d’abord un modèle et je verrai s’il est dispo. Et ça recommence: jusqu’à ce qu’on vous dise que votre taille n’existe pas! 🙂 C’est valable pour beaucoup d’autres choses!

 

3- La pédicure à la lame de rasoir

 

J’avais testé la fish pédicure à Bangkok, c’était sympa. En Roumanie, j’avais essayé la pédicure “normale” pour la première fois, donc je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Mais certainement pas à ce qu’on me taille les pieds avec une lame de rasoir! Ca ne fait pas mal mais sur le coup ça fait peur! Les roumains sont efficaces! 😉

 

4- Voyager en Roumanie: le train

 

Nous avions décidé de faire le trajet Cluj-Iasi de nuit, partir tard le soir, dormir dans le train et arriver tôt le matin pour visiter un peu Iasi avant de partir en Moldavie. Un train de nuit donc mais nous nous sommes dit qu’après tout on pourrait bien dormir sur le siège (les trains en Roumanie sont plus confortables que nos TGV), donc pas besoin de wagon-lit. On est jeunes quand même! Mais c’était sans compter sur le contrôleur. Nous avions bien des billets mais lui avait décidé que vu que c’était des tickets normaux, nous ne pouvions pas dormir à moins de payer un supplément.

Sauf que dans la mesure où tu es sur ton siège et que tu ne débordes pas sur celui d’à côté, tu ne déranges personne que tu dormes ou pas. Nous avons donc refusé de payer ce supplément: il est venu nous réveiller régulièrement jusqu’à ce qu’on arrive à Iasi. La privation de sommeil: c’est mal! L’accumulation de fatigue a fait qu’on a passé pas mal de temps à s’énerver les uns contre les autres par la suite.

 

voyager en Roumanie - train

Je sais, on ne dirait pas qu’il est si confortable que ça

 

Je continuerai dans un prochain article avec quelques anecdotes supplémentaire dans les Pays de l’Est, nous irons en Ukraine et en Moldavie où nous avons eu droit à un accueil pour le moins original!
Et toi ami lecteur, raconte-moi tes anecdotes quelles qu’elles soient! J’aimerai beaucoup te lire!