marina de piran

Comme je te le disais dans l’article précédent, la Slovénie est un tout petit pays, certes, mais néanmoins magnifique. Et un pays dans lequel on trouve un peu de tout que ce soit au niveau architectural, naturel ou gastronomique. C’est donc tout naturellement que l’on trouve un bout d’Italie en Slovénie…après tout pourquoi pas.

Pour être honnête avec toi ami lecteur, je ne suis jamais allée en Italie. J’ai quand même lu pas mal d’articles de blogs, magazines sur le sujet ainsi que des documentaires. Et puis aussi, la copine avec qui je voyageais en Slovénie m’a également fait remarqué que “dis-donc, ça fait vachement italien ici”. Ici? C’est à Piran.

 

Rappel géographique et historique

 

Avant de vous emmener visiter Piran avec moi, je vous propose un bref rappel historique pour vous permettre de comprendre un peu mieux la situation de Piran. Piran (ou Pirano pour les bilingues), c’est une commune que l’on trouve dans la région d’Istrie en Slovénie.

C’est une petite ville portuaire qui donne en plein sur la mer Adriatique. Surprise? Ils ont deux langues officielles ici: le slovène et l’italien. Pour ceux d’entre vous qui parlent italien, visiter Piran sera l’occasion de pratiquer cette langue! Malheureusement, je ne parle ni italien, ni slovène….

Pourquoi parle-t-on italien à Piran? Peut-être tout simplement car c’est une ville qui a été fondée par les romains il y a bien longtemps et qui finira sous l’influence de la République de Venise à partir du XIIIème siècle. Ca laisse des traces ces trucs-là.

D’ailleurs, on remarquera que pas très loin on trouve Trieste. Pas une coincidence! Quelques siècles plus tard, la ville de Piran passe sous influence autrichienne (comme beaucoup de pays dans le coin d’ailleurs), à l’issue de la première guerre mondiale elle devient dépendante de Trieste, puis de la Yougoslavie, dans les années 50 elle devient la République Yougoslave de Slovénie. Malgré l’influence de l’Autriche au niveau historique, c’est surtout l’influence italienne que l’on remarquera dans cette ville.

 

Une balade dans les rues de Piran

 

Voilà pour le rappel historique, te voilà maintenant un pro de l’histoire de l’Istrie. Well done! Piran est donc une ancienne ville qui s’est beaucoup développée pendant la domination vénitienne, ce qui doit expliquer en grande partie les similarités entre les deux régions.

 

On oublie la voiture pour visiter Piran…c’est quasiment impossible de l’utiliser

Sachez tout d’abord qu’il est quasiment impossible de se garer dans Piran (à supposer que vous trouviez une place, vous devrez payer dans les 25 euros/jour pour garer votre voiture). Le mieux c’est de se garer en dehors. Sur les forums ils recommandent de se garer sur le parking gratuit près du Casino Bernardin. Bon…nous n’avons pas trouvé ce parking gratuit mais un employé super sympa du casino nous a laissé squatter le parking client pendant nos 3 jours sur place. Ce qui nous a quand même fait économiser pas mal sur le prix du parking.

Ensuite, il faut prendre une navette gratuite qui emmène dans le centre-ville, sur la place Tartini. Il s’agit de la Grand’ Place de la ville, celle autour de laquelle la vie se construit: on y trouvera des terrasses de cafés pleines dès 9h le matin (le slovène aime beaucoup les terrasses et à toutes les heures!), une marina avec ses bateaux de plaisance et autres bateaux de pêche…De l’autre côté, on s’enfonce dans les rues de Piran.

tartini square

tartini square nuit

 

tartini square jour

 

Et l’on s’engage dans les rues du labyrinthe qu’est Piran

Certes, ces rues sont de vrais labyrhintes. On s’y perd très facilement, il fait parfois sombre et parfois, ça ne sent pas très bon non plus. Par-ci, par-là, on trouvera une petite place avec encore d’autres cafés cachés, ou encore une cantine où touristes se mélangent aux locaux. Un vrai dédale de ruelles à n’en plus finir. Comme je vous le disais plus haut, toutes les petites rues ne sont pas répertoriées donc on ne peut pas se fier au plan donné par l’Office de Tourisme. Ni aux indications des habitants: “c’est par-là, environ 50 mètres ou 500 et ensuite à droite quelque part…ou pas”. Sur le coup, on râle un peu et peu à peu cela devient un sujet de plaisanterie. Enfin, une fois qu’on aura posé les backpacks parce qu’avec ses machins-là sur le dos, 30° et personne capable de t’indiquer la route tu ne rigoles pas vraiment!

 

Bref, voici un aperçu de Piran:

 

marina de piran

ruelle piran

panorama piran

square piran

piran

rues piran

piran ruelles

 

***Organiser votre voyage à Piran***

 

Préparer sa visite de Piran

  • Office de Tourisme de Piran: leur site. Leurs bureaux se situent sur Tartini Square. Impossible de les rater.

 

Que visiter à Piran

  • le tour de la vieille ville
  • manger des fruits de mer et des glaces (le nombre de glaciers est assez impressionnant)
  • aller faire de la plongée
  • profiter des petites villes côtières environnantes
  • si vous avez des sous: aller au casino. Si vous n’avez pas de sous: squatter les bars du casino sur la plage (ça revient moins cher et on profite de la belle vue)
  • like a local: se poser sur une terrasse à Tartini square et boire un coup. Les slovènes y sont à longueur de journée. Et comme on dit, when in Rome…

Se déplacer à Piran

  • vos pieds, Piran n’est pas une grande ville vous pouvez tout parcourir en long, en large et en travers…avec vos pieds
  • pas de voiture dans le centre-ville, impossible de circuler dans les petites ruelles. N’essayez même pas
  • garez-vous dans l’un des parkings en dehors de la ville et prenez la navette gratuite pour revenir dans le centre-ville

Arriver à Piran

  • il y a un aéroport à Portoroz à 15km de Piran, prenez un taxi ou louez une voiture pour revenir à Piran
  • train: pas de train. Vous pouvez par contre prendre un train jusqu’à Koper et rejoindre Piran en bus
  • bateau: Piran est relié à Venise en bateau

Dormir à  Piran

On trouve peu d’hôtels à Piran et peu d’auberges de jeunesse. Notez cependant qu’il y a beaucoup de B&B et de chambres chez les particulier. Malheureusement, on les trouve en se baladant dans les rues, elles ne sont pas répertoriées en ligne. Bon courage! Sur certains sites on recommande l’Hostel Pirano/Piran (c’est le même): pour y avoir séjourné, je ne vous le conseille pas. A ne pas confondre avec l’hôtel Piran qui lui a l’air génial…mais on n’est plus sur le même budget là.

 

Nous n’avions pas vraiment prévu d’aller visiter Piran. Il se trouve que le temps à Ljubljana et dans l’Est du pays était vraiment mauvais, nous avons donc opté pour le plan B: réorganiser l’itinéraire à la dernière minute et il s’est avéré que Piran était recommandé partout comme Ze Place to Be pour la mer. Raison pour laquelle nous y sommes allées. Sans regret, bien au contraire: c’est une très belle ville! Et toi ami lecteur, qu’en penses-tu? Ca te tenterait?