carte de transport métro oyster card londres

Quand on vit et qu’on travaille à Londres, on doit faire face aux joies des transports. Sauf si on fait partie de ces inconscients qui se déplacent à vélo. Ces voyageurs-citadins qui bravent les transports londoniens pour aller travailler s’appellent les commuters. C’est que voyager à bord des transports londonien peut s’avérer être une vraie aventure Non, je suis mauvaise langue: parfois ça marche quand même. En tant que commuter aguerrie, je vous propose aujourd’hui un petit guide à l’usage du transport londonien en 10 points: us & coutumes du métro, trucs à savoir et anecdotes en 10 points.

 

1- De l’utilisation de l’Oyster card 

 

On connait tous la célèbre Oyster Card (carte des transports à Londres) qui est rechargeable ou sur laquelle on peut mettre aussi des travelcards (en gros au lieu de recharger comme on consomme: on met un pass à la journée/semaine/mois selon nos besoin).
Saviez-vous que cette carte vous donne aussi accès aux stations de train de banlieue? L’Oyster card couvre tous les transports entre la zone 1 et 6 donc même si les trains de banlieue ne sont pas gérés par Transport for London, vous pouvez très bien y utiliser votre carte. Après il faut vous assurer que vous avez payé le bon prix: soit mis assez de crédit sur l’Oyster card, soit avoir une travelcard qui recouvre la zone où se trouve votre station. D’ailleurs pour ceux qui se posent l’éternelle question “Oystercard ou Travelcard”, il y a un super tableau récapitulatif sur le site de Visit Britain: http://www.visitbritainshop.com/france/travelcard-ou-oyster-card-.html. Ca vous aidera pas mal.

 

carte de transport métro oyster card londres

 

2- De la planifification de son trajet avec Transport For London (TFL)

 

Si vous êtes nouveau à Londres et que vous préparez vos itinéraires à l’avance, vous pouvez vous rendre sur le site de Transport For London et y préparer votre itinéraire directement en ligne sur leur site. Quelle que soit la durée de voyage annoncée, pensez bien à rajouter au moins 15 minutes par rapport à ce qui est annoncé: à cause des métros en retard, des métros tellement pleins qu’on ne peut pas y monter, des signals failures, des “on a trouvé personne pour conduire le train donc on attend” (si, si) … et autres problèmes techniques dont TFL a le secret. Google maps est aussi assez fiable pour plannifier ses trajets, le seul truc c’est qu’en cas d’imprévus, vous ne verrez pas forcément la mise à jour. Les travaux plannifiés sont inclut dans Google Maps par contre.

 

3- De la destination du train

 

Parfois on monte dans un train, on vérifie bien la direction avant de monter…et puis ça change en cours de route. Toujours écouter et tenter de comprendre les messages annoncés par le conducteur. Je vous l’accorde, la plupart du temps le micro est tellement brouillé qu’on ne comprend rien…mais on essaie! Ceci dit, les changements de directions sont beaucoup plus communs sur les trains de banlieue que sur les métros donc vous n’aurez peut-être jamais à vivre ça.

 

4- Du londonien fou parfois

 

Le londonien d’habitude si calme et si posé … devient un monstre lorsqu’il s’agit d’attaper son train. Bousculades, coup d’épaules, coup de sac…tout est permis pour monter dans CE train et pas dans le suivant qui sera là dans environ 60 secondes. C’est assez intéressant les londoniens en période de pointe d’ailleurs: on voit des gens bousculer tout le monde avec leur sac tandis que d’autres vont aider des jeunes mamans à monter/descendre leurs poussettes dans les escaliers. Cependant si tu dois commuter sur un train de banlieue: prépare-toi, c’est chacun pour soi! Surtout si c’est un de ces jours où les trains ne fonctionnent pas bien.

 

5- De la bataille pour accéder au train

 

En dehors des heures de pointes, accéder aux trains à Londres est relativement facile. C’est pendant les heures de pointes que cela se complique quelque peu. A certaines stations, il n’est pas rare de devoir laisser passer 3 ou 4 métros avant de pouvoir montrer dedans. Et là, pas de galanterie: on fait comme on peut, chacun pour soi.

 

6- De la complexité des créneaux horaires

 

Comme dans beaucoup de grandes villes, on trouve deux types de tarifs selon l’heure où l’on voyage: off peak & peak. La différence de tarif entre les deux est assez importante. Sur certaines portions de routes, cela va du simple au double (genre la mienne!). Comme vous pouvez vous en douter: le tarif peak (ou heure de pointe) est celui qui correspond au moment où les gens vont/rentrent du travail. Et c’est là que l’on paie le plus cher. Le reste du temps, c’est off peak.

 

7- Des transports londoniens originaux 

 

Londres propose des alternatives aux transports classiques que sont le métro, le bus et les trains: le téléphérique. En effet, depuis 2012 (il me semble), on peut traverser une partie de Londres en téléphérique sur l’Emirate Air Line. L’Oyster card fonctionne sur cette ligne qui relie Greenwich et les Royal Docks. Je suis passée à proximité il y a quelques semaines et franchement, ça impressionne.

 

 

8- De l’humour de TFL

 

L’un des éléments des transports londoniens que je préfère: les “tube quotes”. Dans certaines stations de métro, les salariés de Transport For London s’amusent à inscrire des citations plus ou moins spirituelles, plus ou moins drôles mais qui dans tous les cas interpellent le commuter pressé. Selon la citation qui apparaît sur le tableau on peut voir les gens qui prennent le temps de s’arrêter pour prendre une photo…comme moi ce jour-là.

 

métro de Londres citation

 

9- De l’utilisation de l’escalator

Pendant les périodes de “rush” – matin 7h30/9h et soir 17h/19h – les escalators sont très sollicités et on a pas vraiment d’autres options. Comme tu le sais sûrement, le londonien est en général plutôt sympa mais si tu t’avises de vous poser toi et ta valise sur le côté gauche de l’escalator, tu vas te prendre un sacré savon. Pour faire simple: soit tu marches et tu prends la files de gauche, soit tu veux prendre ton temps et là tu restes à droite, mais en aucun cas on ne bouche la passage à ceux qui veulent marcher sinon, gare au conflit!

 

10- Des salariés de TFL

Les transports londoniens sont très loin d’être parfaits: entre les prix exhorbitants, les retards, les annulations etc. C’est évident qu’on peut mieux faire, mais s’il y a UN truc que j’apprécie ce sont les gens qui bossent dans le métro. Pourquoi? Parce qu’on a l’impression qu’ils sont toujours de bonne humeur, toujours prêts à aider et honnêtement, vous avez connu beaucoup de métro où l’on vous annonce les stations en live et en chantant? Si, si, ça arrive assez souvent ici et honnêtement quand ça arrive, on peut voir tous les usagers rire un bon coup et se détendre, et ça c’est vraiment sympa!

Et vous, avez-vous pu expérimenter les transports londonien pendant les périodes de pointe? Vous vous en êtes bien sortit? 🙂